Audition et cognition

Nous n'écoutons pas qu'avec nos oreilles, mais aussi avec notre cerveau. Ces deux organes sont étroitement liés. De l'audition à la cognition, découvrez comment le cerveau se nourrit des sons qui nous entourent.

Développement de l'audition avant la naissance

Le système auditif réagit aux sons environnants dès le stade embryonnaire. Il aide plus tard au développement du bébé et de l'enfant. Les sons vont l'aider à appréhender son environnement et à l'analyser. Le cerveau se nourrit en effet des informations sonores pour produire une analyse complexe des situations.

Le cerveau, cet organe stimulé par les sons

Certaines zones du cerveau sont spécialement dédiées à l'analyse des sons, et sont étroitement reliées aux autres zones du cortex cérébral. L'appauvrissement des informations sonores conduit donc à une baisse d'activité du cerveau. Moins stimulé, le cerveau peut connaître une baisse de ses capacités.

Bien vieillir grâce au maintien d'une bonne audition

Certaines études récentes ont mis en lumière une corrélation entre la perte d'audition et les problèmes cognitifs. Selon l'étude PAQUID publiée en 2015, un appareillage auditif permettrait d'éviter le déclin cognitif chez des personnes âgées victimes de troubles de l'audition.

Bien entendre pour éviter le repli sur soi

La presbyacousie se développe de manière insidieuse, sans que l’on s’en rende vraiment compte. L’un des premiers signes est l’apparition de difficultés à entendre dans des environnements bruyants (restaurant, repas de famille, rencontre associative…). Elle peut vite devenir une entrave à la communication avec l’environnement. Elle biaise peu à peu l’attitude de la personne par rapport à son entourage. En ne traitant pas son problème, le malentendant rejette toutes les situations qui lui posent problème, à commencer par les situations d’échanges et de communication.